vendredi 5 décembre 2008

Tuân, Roi de la Ville (aka I love me, aka Jacques-Simon E.)


Tuan, le soir à Queensbridge. Mais qu'est-ce que je foutais là...


À force de parler des autres, vient inévitablement le moment où l’on a envie de parler de soi… Pas pour n’importe quoi non plus, il s’agit bel et bien d’actualité culturelle après tout !

On regrette souvent le fait que peu de choses se passent sur Genève, c’est du moins ce que j’entends chez la plupart de mes collègues. Et ben heureusement que y en a quand même quelques-uns qui se bougent, au point où ils sont plus connus à New York que dans la cité de Calvin...




Album dédicacé par le rappeur RAZE
(Lower East Side-New York)


La chose amusante avec les biographies, c’est que les gens parlent souvent d’eux-mêmes mais en ayant recours à la troisième personne. Un peu à la manière de Jules César ou d’Alain Delon. Alors pour ma poire je m’appelle Tuân, (aussi connu sous le pseudo de Holla Back), mes pieds sont sur Genève mais mon esprit est perdu quelque part au Pays de Cocagne. Je gribouille de temps à autres pour me marrer (je rigole beaucoup) et je réalise des films pourris à la manière du grand Ed Wood.



Dessin pour KILLA SHA (Queensbridge-New York)


Concernant mon petit parcours artistique, j’ai débuté le dessin dans le style manga dès l’âge de six ans en découvrant des dessins animés japonais d’époque comme Wingman, Demetan, Ranma ½ ou encore l’inévitable Dragon Ball. Puis mes influences se sont élargies, et je compte parmi mes artistes préférés des dessinateurs comme Larcenet, Franquin, Gotlib chez les franco-belges, et Oda, Hagiwara et Sadamoto chez les japonais.




Euh j'ai un peu honte de ça par contre...
Le Roi Heenok en force, t'entends


Après avoir arrêté le dessin durant six années (de mes 17 ans à avril 2008), j’ai décidé de reprendre le crayon suite aux encouragements d’un pote rappeur du nom de Shaka. Je dois le remercier, car depuis j’ai eu l’occasion de collaboré et/ou de rentrer en contact avec des célébrités du rap de rue américain comme Cormega, Killa Sha, Domination de Silverback Guerillaz (ancien membre du G-Unit de 50 Cent, désormais en conflit), Thorotracks (beatmakers de Styles P, G-Dep, NYG’Z de DJ Premier…), Jordan Tower (réalisateur de clips pour Mobb Deep, Lil’ Wayne, The Diplomats…), Quan et Trey Williamz (protégés du rappeur Nas), et Killarmy (Wu-Tang Clan)… En gros je bosse avec des mecs dont je suis fan depuis genre 1995 !....



Dessin pour KILLARMY (Staten Island-New York)


Et vu que nous sommes dans le cadre du séminaire internet et nouvelles technologies, je tiens juste à signaler que tous ces contacts ont été faits par MySpace ! Donc vive le Web 2.0., ça peut mener assez loin mine de rien. J'ai tendance à être sceptique concernant un tas de choses, mais là ça m'a juste prouvé le contraire. En tout cas, il est beau de voir qu'un contact MySpace finisse par devenir un vrai contact, surtout quand il s'agit d'artistes dont on est fan depuis qu'on est gosse. C'est bizarre à dire, mais MySpace m'a fait réaliser un rêve !...




Dessin pour CORMEGA (Queensbridge-New York)


Autrement, je collabore en ce moment avec le beatmaker genevois Chromatiks en dessinant la jaquette de son prochain album « À la Conquête de l’West » qui sera exclusivement disponible au Japon. Pis je réalise aussi la couverture du prochain album de Thorotracks du Queens sur lequel figureront quelques légendes du rap de rue essentiellement issues de Queensbridge.

Enfin tout ça pour dire que j'encourage quiconque à faire les choses à fond et avec coeur, ça finit toujours par payer. Regardez-moi, le glandeur de service, je me dis que j'ai quand même réussi à faire un truc pas trop mal de ma vie en fin compte.


_Tuân aka Holla Back


Sites web :
MYSPACE
DEVIANTART



Découvrez quelques-uns des artistes avec qui j'ai travaillé :


CORMEGA - GET OUT MY WAY


KILLARMY - THE SHOOT OUT (un clip qui devrait plaire à Daniel)


NAS featuring QUAN - JUST A MOMENT


PRODIGY OF MOBB DEEP - YOUNG VETERANS (CLIP BY JORDAN TOWER)


RAZE featuring GRIM TEAM - LIVIN' IT


BANG EM SMURF & DOMINATION - YOU'LL LOSE (50 CENT DISS)






mercredi 3 décembre 2008

Musique : Macauley - "Sans Ambitions, pas de Profits"


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Si le Rap capitaliste nous était conté, Macauley en serait sans aucun doute l’un de ses plus fervents défenseurs ! Le rappeur de la Chaux-de-Fonds et membre du groupe l’Impasse se taille une petite bavette solo avec un « Sans Ambitions, pas de Profits » qui ferait facilement rougir un communiste du calibre d’Ivan Danko de Double Détente. En compagnie de Lacoza, décidément active de bout en bout, Macauley pose fièrement son 23 (en référence au code postal de la Chaux) sur la carte du Rap jeu suisse avec un style musical bien plus atlante que neuchâtelois : les paroles sont putassières, matérialistes, faisant le plus souvent l’apologie des beaux derrières (le rebondi « Bouge ») et de la possession monétaire (« Cashmoney » et ses rimes opulentes). Alors il est clair que vous ne trouverez pas votre bonheur sur « Sans Ambitions, pas de Profits » si vous êtes fans des sorties de l’écurie Def Jux et de mauvais rappeurs blancs ayant des flows de chasse d’eau (hein MLK)… Mais par contre, si le mot « buck » vous fait plus songer à Young Buck qu’à Buck 65, il se peut fortement que l’album de Macauley devienne votre disque de chevet durant un bon moment. Écoutez les monstrueux « Sans Ambitions, pas de Profits » (une tuerie signée Quartz), ou encore le malpoli « Bia Bia » (mis en son par Maén), des titres qui attireraient autant l’œil de Moscou sur Macauley que l’œil de Sauron sur l’anneau ! Doté d’un sens particulier du rythme (l’effet de répétition que donne la structure de ses rimes), Macauley prouve avec cet album qu’il est un rappeur solo solide et technique. Par contre, et c’est là le gros point noir de cet album, on regrettera la redondance au niveau du flow qui finit par lasser après quelques morceaux : le ton très rigide de Macauley ne connaît quasiment aucune nuance (comme sur « Fiston », le morceau personnel qui aurait mérité un effort d’adaptation et un meilleur featuring chant aussi). Et ça c’est fort regrettable. On était à deux doigts de quelque chose d’énorme.

_Holla Back


MySpace de Macauley

Clip "Sans Ambitions pas de Profits"


Musique : En 2.2 Prod présente L'Avant-Garde



http://www.grizzmine.com/images/LAVANT-GARDE_500.jpg


Rastamat, V.I.R.U.S. et Biggs, joignent leurs efforts autour du producteur MasterWyne pour former L’Avant-Garde, une union qui se devait d’être explosive et qui symbolise la rencontre sonore entre le En 2.2 Prod de Ras’ et le Dead Production de MasterWyne. Et alors que l’intro fait dans le mélodique (merci au travail de Joe Hisaishi pour Mon Voisin Totoro), la suite musicale poursuit dans le synthétisme à outrance, ce qui ne sera pas sans réjouir les (trop) nombreux fans de Down South. Malheureusement, les prestations des trois rappeurs sont en deçà du travail de MasterWyne –excellent ingé son soit dit en passant- et ne mettent guère en valeur le travail de leur beatmaker : Biggs a un flow redondant manquant cruellement de vie (le mathématique « La Pression monte », aussi agréable qu’un théorème de géométrie euclidienne) , V.I.R.U.S. est stressant au possible (sans compter sa prestation faiblarde en anglais sur « Call the Police »), et Rastamat se veut le monsieur refrain à la voix bien trop forcée (comme sur « Ne m’Oublie pas », qu’on préférerait… oublier ! N’est pas Max B qui veut). Cela dit, tout n’est pas sombre en ce bas monde, et un morceau de la trempe de « Avec mes Gros » s’avère sympathique même s’il ne fait que souligner l’écart existant entre un Braccobrax affamé et un Rastamat avachi. On espère toutefois que L’Avant-Garde retournera sur la ligne de front dans de meilleures conditions, ce premier essai n’étant pas des plus convaincant.

_Holla Back


MySpace de L'Avant-Garde


lundi 24 novembre 2008

Interview : Serval, le Hip-Hop, le graffiti, Iron Georges...

http://5c.img.v4.skyrock.net/5cc/urbanlifestyle/pics/744752933_small.jpg

Interview avec Serval, pionnier de la culture hip-hop suisse et graffeur connu internationalement, afin de parler de son livre illustré Iron Georges. Et de plein d'autres choses aussi. Comme quoi y a pas que les murs à peindre dans la vie. Rencontre dans un bar pas trop enfumé, l'artiste a une sale bronchite et une coupe de cheveux à la Clark Kent.




Holla Back : Comment as-tu commencé à dessiner et à faire du graffiti ?

Serval : Il faut savoir qu’étant plus jeune, je dessinais vraiment mal (rires) ! Vers douze ans, je faisais beaucoup de basket avec des personnes qui écoutaient pas mal de rap. À cette époque, soit les gens écoutaient de la pop, soit ils s’intéressaient aux cultures alternatives. Parmi celles-ci il y avait par exemple le reggae, le punk, le metal, et bien évidemment le hip-hop. Je suis américain et ai grandi en écoutant du James Brown et de l’Aretha Franklin, et le hip-hop était pour moi une suite logique de tout ça. Autrement, c’est en jouant au basket que j’ai découvert la culture hip-hop et ses quatre éléments (DJing, b-boying, MCing, graffiti). J’ai commencé à faire des tags en 1992.



HB : Où est-ce que le graffiti t’a mené ?

S : Nulle part (rires) ! Je ne sais pas (pensif)… Je n’ai jamais lâché mes études ou d’autres occupations qui m’intéressaient pour le graff. Disons que le graff m’a mené là où j’en suis maintenant : j’ai abandonné un job sérieux, je travaille à mi-temps, je fais des illustrations, je ne vis pas spécialement bien d’un point de vue financier… Mais j’ai eu la chance de faire énormément de voyages et de rencontrer beaucoup de personnes. Le graffiti reste un milieu assez familial, grâce à lui j’ai toujours pu rentrer en contact avec des gens à l’étranger. Il y a plusieurs années, j’étais parti en Arizona pour voir mon grand-père en maison de retraite. Dans un bus, je vois un type avec trois tags sur son sac et je lui demande s’il fait du graffiti. Je lui montre une de me pièces et il me dit « viens, on t’emmène peindre ». Je suis parti quatre jours en Arizona voir mon grand-père pour finalement peindre un mur avec des gens que je ne connaissais pas. Le graffiti m’a permis d’être un minimum chez moi un peu partout dans le monde.



Tu es parti aux Etats-Unis pour tes études et tu es membre de la Zulu Nation. Tu as été intronisé là-bas ?

Non, ce n’était pas là-bas. En 1992, j’avais rejoint l’association True School qui promouvait la culture hip-hop sur Genève. Notre but était d’obtenir des murs à peindre, des locaux pour les DJ et les danseurs, etc. Juicy, qui était l’un des pionniers de la culture hip-hop à Genève, était parti à Washington où il avait rejoint la Zulu Nation. En suivant cette impulsion, nous avons fondé le chapter romand de la Zulu Nation avec des membres d’autres associations. Mais il est vrai que j’étais le contact entre ici et les Etats-Unis vu que j’étais toujours dans les événements Zulu américains. En y pensant, nous avons quand même fait pas mal pour la Suisse dans la mesure où nous organisions des journées d’initiation aux différents éléments de la culture hip-hop, que ce soit graff ou breakdancing.



En parlant de danse tu fais aussi parti du crew de b-boying 7$.

Quand j’étais petit, nous n’étions pas nombreux à être hip-hop. Les b-boys traînaient avec les DJ’s, les DJ ‘s avec les MC’s…



Ce qui est tout de même bien différent d’aujourd’hui.

Oui, c’est vrai qu’il y a eu un éclatement. Mais ce qu’il faut aussi savoir que nous étions peu documentés, tout ce que nous savions de la culture hip-hop provenait du film Beat Street où tous les éléments du mouvement évoluaient ensemble. Ce qui fait que nous avons essayé de toucher un petit peu à tout. Donc étant donné que je traînais avec un crew de danseurs du nom de Born To Swing avec qui je dansais beaucoup en soirée, j’ai fini par rentrer dedans.


http://www.reprezent.ch/v3/graff/large/1676.jpg


Que penses-tu de la nouvelle génération dans le hip-hop ?

Il y a déjà une très grande différence au niveau de l’âge. Les pionniers du hip-hop avaient 13 ou 14 ans quand ils ont commencé à danser ou à rapper. Grandmaster Flash avait 17 ans quand il animait ses premières soirées, et il était déjà considéré comme un ancien. Certains graffeurs comme Skim étaient au sommet à 16 ans. La plupart des danseurs arrêtaient à 16-17 ans. Ces personnes et moi avons débuté très jeune, alors il est difficile de parler de génération car cette notion implique l’âge. Je parlerais plutôt de vécu. Aujourd’hui, les gens s’intéressent beaucoup plus tard au hip-hop. J’ai commencé à 12 ans à graffer, et maintenant les gens commencent plutôt à 18 ans à rapper ou encore à danser.



Pour en venir à ton actu, qui est la grenouille Iron Georges ?

Iron Georges est en fait une fable d’Esope qui a quelques millier d’années et que La Fontaine a mise en vers par la suite. Pour la petite histoire, c’est la maison d’éditions Kouma qui m’a approché en me disant qu’elle voulait faire un livre. J’étais d’accord mais je voulais avant tout raconter une histoire, et non pas faire que des illustrations. Et vu que j’aime bien dessiner des animaux et lire des fables à mes enfants, le choix s’est vite fait.



Qu’est-ce qui t’a attiré dans la fable de La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf ?

Les fables ont des morales qui sont intemporelles et souvent très crues. Dans Le loup et l’agneau, l’agneau se fait dévorer à la fin. Et dans La grenouille…, la grenouille meurt. Nous sommes actuellement dans un monde où un refuse de montrer la réalité aux enfants. Ces fables rappellent juste que la cruauté ou encore la mort sont des choses qui font parti de la vie. En les cachant, on ne fait que se voiler la face.

J’ai approché GR! afin qu’il écrive l’histoire. Après avoir lu toutes les fables de La Fontaine et fait une grosse sélection, notre choix s’est porté sur celle de la grenouille et du boeuf. Le fait est qu’elle se rattache à notre vision du hip-hop, un milieu dans lequel les gens pensent pouvoir se faire des millions et se croient exceptionnels pour un rien.



Iron Georges se lit et s’écoute. D’où t’es venue cette idée ?

J’ai toujours adoré les livres pour enfants, et plus particulièrement les livres Disney. Ils étaient vendus avec une cassette sur laquelle voix et musiques étaient enregistrés, et c’était un plaisir de regarder les images et d’écouter l’histoire en même temps. Pour Iron Georges, je trouvais intéressant d’offrir une immersion selon l’esthétique hip-hop qui est à la fois visuelle et musicale : le graffiti pour les yeux, et le rap pour les oreilles.



Comment as-tu obtenu un tel casting pour les voix des personnages d’Iron Georges ?

Leeroy (Saïan Supa Crew) savait qui j’étais par le biais du graffiti. Shurik’n (IAM) était très intéressé car le projet était original, et le fait d’avoir des amis en commun a arrangé les choses. GR ! et moi n’avons pas choisi ces rappeurs en fonction de leur notoriété, mais de leur voix. Le premier que nous voulions était Veust Lyricist qui a une énorme voix, l’idéal pour incarner Diego le Taureau. Quant à Leeroy, sans être méchant, il se trouve qu’il a une voix de crapaud (rires) ! Le rôle d’Iron Georges était fait pour lui. Shurik’n, et les membres d’IAM par extension, sont de grands rappeurs mais racontent surtout des histoires. C’est de cette manière que Shurik’n est devenu le narrateur d’Iron Georges



À quelles genres de difficultés as-tu dû faire face ?

C’était parfois cauchemardesque ! Je n’avais jamais travaillé sur de la sérigraphie traditionnelle et j’ai dû apprendre par moi-même. Cela m’a obligé à adopter un coup de crayon particulier et à utiliser certains logiciels. Le processus narratif demandait aussi à ce que le coupage des pages corresponde à la musique. Je ne suis pas satisfait du travail visuellement, car j’y vois un processus d’apprentissage en fait. C’était la première fois que je ne faisais pas de l’illustration pure, il y avait aussi toute la dimension du texte à prendre en compte.



http://www.amjad.ch/imagesite/grafiti/servalmacba.jpg

Iron Georges reprend des éléments du passé et les réactualise. C’est très hip-hop.

En effet, les premiers breakeurs s’inspiraient énormément des claquettes de Fred Aster et des Nicolas Brothers. Le graffiti s’est énormément inspiré des comics de l’époque, dont ceux de Vaughn Bodé. Les personnages dans le graffiti sont repris de comics underground, de Heavy Metal (NB : magazine de bande dessinée)… Le hip-hop, c’est un recyclage qui vise à reprendre des éléments du passé et à leur insuffler un juice qu’il n’y avait pas à l’origine. L’idée d’Iron Georges était de reprendre un concept de livres que j’avais adoré à l’époque et essayer de faire revivre ce plaisir à des gens d’aujourd’hui.



Quels sont tes projets à venir ? Les métamorphoses d’Ovide (rires) ?

Il y aurait une bonne partie à censurer dans les métamorphoses d’Ovide (rires) ! Une bonne partie ne passerait pas la censure ! Je vois une suite, mais le but ne serait pas de faire Iron Georges 2 avec Le corbeau et le renard. L’idée est de pousser l’inspiration plus loin. C’est quelque chose que le hip-hop m’a appris : ne jamais se reposer sur ses acquis. Les américains n’en ont rien à faire de qui tu étais il y a dix ans, et c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Ils te demandent ce que tu as maintenant. Iron Georges est ce que je voulais montrer il y a deux ans même s’il vient de sortir cette année. La question pour les projets à venir serait plutôt de me demander ce que j’aimerais monter maintenant. J’aimerais aussi retravailler avec GR !, car j’ai trouvé que nous avions un univers musical et visuel qui colle bien. Les beats qu’il produits sont ceux que j’aime écouter, et les dessins qu’il aime regarder sont les miens.


Propos recueillis par Holla Back



vendredi 21 novembre 2008

Darius Rochebin quitte le plateau du journal télévisé pour soutenir les étudiants de la mention journalisme


http://events.rsr.ch/galerie/img/LDC_salon_des_et_08/lutte2.jpg

GENEVE. C’est lors du journal télévisé de 19h30 de ce jeudi 20 novembre qu’un Darius Rochebin hors de lui a quitté le plateau. On raconte que la réaction du présentateur de la TSR est due au fait que le site Facebook a fait fermer son compte. Il s’agit en fait d’un moyen de contester les remarques émises par les étudiants de la mention communication et médias aux élèves de la mention journalisme de l’Université de Genève. Darius Rochebin a même déclaré qu’il ne présentera plus le JT « tant que la mention com’ et médias ne cessera pas ces attaques injustifiées ».

Les étudiants en journalisme sont perçus comme des « tire-au-flancs » depuis plusieurs semaines. Ces reproches sont dus au fait qu’ils se plaignent constamment de la quantité de travail, ce qui a provoqué l’énervement de leurs collègues d’étude. Face à de telles accusations, des personnalités de la presse suisse ont exprimé leur soutien à la mention journalisme. Darius Rochebin cherche actuellement à récolter des signatures pour que la mention journalisme devienne indépendante de la mention communication et médias.

_Holla Back

mercredi 19 novembre 2008

Science : Large Hadron Rap

Trou noir, fin du monde, catastrophe globale, Bagdad sous les bombes... Dieu sait combien de personnes craignent la mise en marche officielle du Grand Collisionneur de Hadron (LHC, à ne pas confondre avec autre chose...). C'est après avoir reçu des mails en pagaille de personnes apeurées que j'ai décidé de leur prouver que ce LHC n'est peut-être pas aussi dangereux que ça. Mais au lieu de chercher à expliquer une chose dont je ne comprends même pas le nom (et au moins je l'avoue), quoi de mieux que proposer un petit exposé des scientifiques du CERN en personne ? Et en rap qui plus est !

Attention, le flow est carré, les lyrics deep (the science of rhyme), et le beat bien ancien. Ca rappellerait presque Digable Planets aux connaisseurs...

Comme quoi le CERN ne maîtrise pas que les banquets et les lancements foireux de leur bête. Vivement leur prochaine trouvaille pour qu'il nous l'explique avec une reprise de Bourvil.


THE CERN - "LARGE HADRON RAP"


Les scientifiques se débrouillent, si si !

lundi 17 novembre 2008

Portrait : Sophie Bolle





Née le 9 avril 1983, Sophie Bolle a effectué sa scolarité aux Eaux-Vives, puis au cycle de Bois-Caran, et enfin au collège Candolle où elle a obtenu sa maturité en 2003. Elle poursuit ses études supérieures à la faculté de psychologie de l’Université de Genève en 2003, mais arrête après une année. « La psychologie était trop tournée vers l’individu et pas suffisamment sur ce qui se trouvait autour de lui », confie-t-elle. Elle finit par jeter son dévolu sur les sciences économiques et sociales, et plus particulièrement sur la sociologie, une alternative de choix à la psychologie. Cette fois-ci, ce sont les groupes qui se trouvent au centre de la réflexion, et non plus uniquement l’individu, chose qu’elle apprécie fortement.


Parallèlement à ses études se développe un intérêt tout particulier pour le journalisme, ce qui la motive à suivre un stage au sein de la rédaction du journal Le Courrier durant l’automne 2007, à Genève. Ce stage lui fait découvrir la vie de rédaction et reste pour elle une excellente expérience « où la frustration d’être continuellement corrigée contrastait avec le plaisir d’aborder des sujets très différents », raconte-t-elle. C’est suite à ce stage qu’elle choisit de poursuivre ses études dans le journalisme et la communication, et elle postule notamment à Bruxelles, Neuchâtel et Genève. Elle choisira finalement la mention journalisme de la Maîtrise universitaire en sciences de la communication et des médias de l’Université de Genève.

Friande de voyage et de rencontres, Sophie Bolle décide de partir pour Vancouver de janvier à juillet 2008 afin d’apprendre l’anglais. Pourtant, alors que tout est supposé se dérouler sous les meilleurs auspices lors de ces six mois, quelques problèmes apparaissent au sein de sa famille d’accueil. Harcelée par une mère de famille qui lui demande à longueur de temps où elle se trouve et ce qu’elle fait, elle décide de trouver une colocation par ses propres moyens.

Alors que l’objectif de base de ce voyage au Canada était d’apprendre l’anglais, Sophie Bolle se découvre surtout un goût pour l’actualité internationale. Un goût si développé qu’elle en vient à se demander pourquoi elle n’a pas fait ses études universitaires en relations internationales : « je ne savais pas que ça allait autant m’intéresser », dit-elle.

Dès lors, de nouvelles perspectives apparaissent, car en plus des études dans la communication qu’elle entreprend à Genève depuis septembre 2008, s’ajoute une dimension liée au domaine international. « L’idéal serait de travailler dans la communication pour une organisation internationale », déclare-t-elle. Une perspective d’avenir toutefois éloignée du champ de la diplomatie internationale, un milieu qui ne l’attire pas. Car c’est l’humanitaire qui l’intéresse, un débouché professionnel qui est de plus en lien avec quelques-uns de ses centres d’intérêts : partir en voyage et découvrir de nouvelles cultures et de nouvelles personnes.

_Holla Back